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Compétition FFVP

Championnat de France ePlaneur 2024

Nous avons participé au Championnat de France ePlaneur 2024 !

Ce document fournit de l’information, des explications et des liens sur ce 2e championnat organisé par la FFVP sur planeur Virtuel.

Le Championnat de France ePlaneur 2024

Logo du Championnat de France ePlaneur 2024

Parmi les pilotes coutumiers de nos vols en réseau, nous sommes 5 à tenter l’aventure.

Les qualifications du Championnat de France ePlaneur 2024

Après 3 vols de qualifications le 20 janvier, et 3 autres vols le 21 janvier, quatre d’entre nous font partie des 25 sélectionnés.

Nous allons voir comment tout cela s’est organisé.

Répartition des groupes

Après une inscription libre, 44 ePilotes (pilotes virtuels) ayant un dossier complet, se répartissent en 4 groupes.

Groupes de qualification du Championnat de France ePlaneur 2024
CN des ePilotes

Chaque jour, les ePilotes participent à 3 épreuves. Pour une épreuve :

  • Ils sont répartis dans deux groupes, qui volent sur des serveurs différents.
  • Les plans de vol sont identiques et les départs synchronisés.

Ainsi chacun vole dans un groupe de 16 à 18 planeurs. Globalement, 32 à 36 planeurs font le même vol. Certains ne se sont pas inscrit aux 2 journées, ceci explique la différence avec les 44 participants.

Les vols de qualification

Un briefing s’organise le samedi 20 janvier à 90h30 pour les 3 vols de la journée. Un autre, à la même heure, le lendemain, pour les 3 vols du dimanche.

Les vols sont prévus à 10h00, 14h00 et 19h00

Affichage des vols

Pour illustrer nous prendrons l’exemple du 1er vol de 10h00. Mais la même séquence se répète à 14 et 19h. Idem pour le dimanche.

Chaque participant reçoit un Email une heure avant le vol.

Constater qu’il manque les noms des points de virage et du détail concernant la météo. Le nom des points de virage sera connu un quart d’heure avant l’ouverture du vol.

Après le briefing, le serveur s’ouvrira à 10h00. Son nom apparaît dans la Server List de Condor Soaring vers 10h03. Une fois connecté au serveur, nous pouvons sauvegarder le fichier FPL du vol. Il faut ensuite rapidement convertir le FPL en fichier TSK pour XCSoar.

Puis se dépêcher pour charger XCSoar, l’épingler dans le casque de réalité virtuelle, charger le planeur en eau…

Déroulement d’un vol

Une fois tout vérifié, avec une bouteille d’eau à proximité pour étancher la soif, appuyer sur la touche Join.

Là on se retrouve brutalement propulsé à 1500 m au milieu d’autres planeurs en train de se connecter. Trois secondes plus tard le planeur part en vol, prudemment en ligne droite pour éviter tout accident.

Le temps de jeter un coup d’œil dans toutes les directions, il devient possible de choisir une trajectoire.

Nous sommes dans les 20 premières minutes du Stop Join. Suivront 10 mn avant l’ouverture de la porte pour un départ Régate.

Dans les 5 minutes qui précèdent l’ouverture de la ligne de départ, aucun planeur ne peut faire plus d’un quart de tour à droite.

Dans la minute qui précède l’ouverture, tous les planeurs doivent se trouver du bon côté de la ligne étendue.

Départ régate

Il s’agit d’un départ synchronisé de tous les planeurs à travers une porte de 5 km de large. L’altitude max est fixée au Briefing et la vitesse de franchissement sol limitée à 170 km/h sous peine de pénalités temps.

Ce départ Régate est un moment de très grande concentration pour éviter un accident.

Enregistrement du vol

Une fois le vol réalisé, se déconnecter du serveur, enregistrer la trace et enregistrer le vol sur le Condor Club.

Les vols saisis s’affichent, mais sans la moindre information de vitesse…

Les résultats provisoires sont généralement communiqués au Briefing Condor Club du vol suivant. Vers 13h, nous avons ces résultats pour le vol du 10h et vers 18h ceux du vol de 14h.

Les autres pénalités sont communiquées le lendemain et celles du dimanche connues le lundi soir.

Fichiers des vols de qualification

Voici un fichier contenant les Flight Plan de Condor et les TSK de XCSoar pour les 6 vols de qualification.

Principe du score

Pour marquer des points il faut impérativement terminer le circuit et éviter les pénalités. Un pilote vaché, crashé ou disqualifié ne reçoit pas de point.

Dans chaque épreuve, les 9 premiers reçoivent des points et les autres zéro.

  • Le premier à 9 points plus un point de bonus. Il reçoit donc 10 points.
  • Le deuxième 8 points, le 3e reçoit 7 points … le 9e reçoit 1 point.
  • Tous les autres ont zéro.

Si moins de 9 concurrents finissent le circuit, et si N = nombre de participants ayant bouclé le circuit :

  • Le premier reçoit N+1 points.
  • Le second N-1 points, le 3e N-2… le Nième 1 point
  • Tous les autres ont zéro

Règles de sécurité

Règle de base
Voler en virtuel en respectant les mêmes règles de sécurité qu’en vol réel.

Le règlement VSGP à respecter est : Virtual Sailplane Grand Prix

En voici les principaux extraits rappelés lors de chaque briefing.

Elément d'un briefing du Championnat de France ePlaneur 2024 concernant les espaces aériens.

Les pénalités temps concernent :

  • La quantité d’eau utilisée pour le ballastage limitée à une charge alaire de 45 kg/m2
    • pénalité de 5 mn par kg supplémentaire
  • La vitesse de franchissement de la ligne de départ limitée à 170 km/h sol
    • pénalité de 3 secondes par km/h supplémentaire
  • La hauteur de franchissement de la ligne d’arrivée
    • pénalité de 3 secondes par mètre en dessous de la limite fixée

Un ePilote qui ne fait pas sa PTL correctement pour se vacher est considéré comme crashé. Idem si le terrain choisi n’est pas propice à une vache.

Un participant qui fait une ressource pour franchir un col est disqualifié. Un ePilote qui perd le local d’un terrain ou d’un champ vachable est disqualifié…

Tout comportement dangereux ou anti sportif est lourdement sanctionné. Cela commence par un avertissement, puis un carton jaune jusqu’à une disqualification de la compétition par carton rouge.

Avant parution officielle des résultats, les vols sont analysés en détail. Les pilotes reçoivent des pénalités temps, des avertissements, voire des disqualifications.

Exemple de pénalités temps du Championnat de France ePlaneur 2024
Exemples de pénalité temps
Exemple de pénalités carton jaune du Championnat de France ePlaneur 2024.
Exemple de sanctions

Règles de qualification

Une fois les résultats définitifs obtenus, le principe consiste à retenir pour chaque groupe :

  • Les compétiteurs ayant le meilleur score de rang 1
  • Puis ceux du rang 2
  • Ensuite ceux du rang 3 …

Pour chaque rang supprimer ceux déjà sélectionnés et arrêter le processus lorsque 25 candidats sont retenus.

Voici les résultats officiels

Résultats de la qualification

Liste des pilotes qualifiés pour participer au Championnat de France ePlaneur 2024

Les noms repérés par une étoile rouge concernent les pilotes qui volent régulièrement en réseau avec nous. Pierre-Jean Vincent participait à nos vols jusqu’à l’année passée.

Malheureusement François Estève n’a pas réussi à se qualifier. Nous le regrettons beaucoup car il aurait largement mérité d’y figurer, vu son expérience.

Entraînements avant le Championnat de France eplaneur

Avant les qualifications je m’efforce de faire 2 à 3 longs vols par jour pour me mettre dans le rythme. Il s’agit des séances d’entraînement sur les parcours recommandés par les organisateurs.

Voici les 4 vols d’entrainements proposés par la FFVP avec les fichiers FPL pour Condor et TSK pour XCSoar.

S’entrainer ainsi est éprouvant certes, mais avec le stress des 2 jours de qualifications c’était encore pire.

Notre petite équipe s’est ensuite bien organisée après les qualifications pour préparer la compétition finale. Avec François et Jacques nous avons refait tous les vols de la qualification.

Personnellement j’ai essayé de garder le rythme à raison de 2 à 3 grands vols par jour.

Inutile de préciser que le lendemain de la compétition j’étais mort de fatigue.

Résultats du Championnat de France ePlaneur

Le déroulement des vols de la compétition suit la même chronologie que ceux des qualifications. Par contre un briefing officiel précède chaque vol. C’est un peu long et répétitif, mais c’est réglementaire.

Avant ce briefing officiel, Victor nous organisait un briefing rapide sur le trajet supposé du vol. N’ayant personnellement que peu de connaissance des Alpes, j’ai vraiment apprécié. Merci Victor.

Le samedi 3 vols sont organisés à 10h00, 14h30 et 20h00. Le dimanche 10h00 et 14h30.

Les vols peuvent être suivis sur :

Voici les résultats officiels : Classement général – Condor Club

Remarquer que les participants ayant zéro points sont tous classés 16e et triés par ordre alphabétique du CN.

Enseignements

Le talent compte certainement, mais l’entrainement joue un rôle fondamental. Voici quelques exemples pour le démontrer :

Fiche d'Eric Amiot, un participant arrivé 1er au Championnat de France ePlaneur 2024
Champion France ePlaneur 2024
35 points
Fiche de Michel Bernard, un participant arrivé 2e au Championnat de France ePlaneur 2024
2e au CdF ePlaneur 2024
34 points
Fiche de Philippe Lata, un participant arrivé 3e au Championnat de France ePlaneur 2024
3e au CdF ePlaneur 2024
26 points
Fiche de Pierre-Jean Vincent, un participant arrivé 9e au CdF
Classé 9e au CdF ePlaneur 2024
9 points
Fiche de Victor Brugière, un participant arrivé 14e au CdF
Classé 14e au CdF ePlaneur 2024
5 points
Fiche de Michel Rouleau, un participant arrivé avec zéro points
Pas classé au CdF ePlaneur 2024
zéro points
Fiche de Hubert Leturmy, un participant arrivé avec zéro points.
Pas classé au CdF ePlaneur 2024
zéro points

Ces photos sont extraites d’un trombinoscope complet réalisé par la FFVP. Voici le lien pour le consulter : Trombinoscope

Zéro Points Club

Avoir zéro point indique que nous n’avons pas réussi à atteindre le top 9 dans aucune des épreuves. Hubert et moi, nous sommes ainsi devenus membres du Zéro Points Club

Dans la vidéo de l’épreuve n°3, vers 01:12:20 jusqu’à 01:13:30, Benjamin Néglais explique le fonctionnement de ce club.

Dans le Tchat de Discord, voici ce qu’écrit David Housti.

Bravo à la tête de liste de ce championnat, vous êtes intouchables messieurs, chapeau bas….
Et grand bravo aux autres, à nous les « 0 points », il fallait déjà le faire…
Juste un petit pouce vers le bas… dommage de couper le streaming avant l’arrivée des derniers…!! derniers certes, mais participants quand même…
😉

Ayant ressenti cette même petite frustration, nous avons relu le règlement VSGP qui stipule ceci :

Règlement VSGP, chapitre 8.6 du Championnat de France ePlaneur 2024

Mais pour avoir posé la question à l’organisation, j’ai reçu cette réponse. Oui les pilotes qui n’ont pas accumulé de points sont tous exæquo, c’est la dure règle du mode grand prix. Donc non, nous n’avons pas de classement des membres du Zéro Point Club.

Je me permet une remarque : zéro points et disqualifié par carton rouge ce n’est quand même pas la même chose !

J’ai quand même classé les membres du Zéro Points Club, selon les point attribués par le Condor Club en multiplayer. Parce que les résultats existent. Ce classement n’a rien d’officiel, mais permet quand même d’avoir une idée de la performance de chacun sur 5 épreuves.

Suite à une perte de réseau internet pendant le vol, les 2 valeurs en jaune ont été reconstituées par interpolation. Ceci est une approximation qui ne change pas le résultat.

Bilan du Championnat de France ePlaneur 2024

Pierre jean Vincent classé 9e chapeau bas.
Victor Brugière classé 14e bravo.

Dans le Zéro Points Club classés exæquo 16e, nous avons deux membres :
Michel Rouleau classé officieusement 17e
Hubert Leturmy classé officieusement 18e

Pour une première participation ceci est très honorable, surtout pour Hubert.

Détails de l’organisation

Cliquer sur ce lien pour tout savoir sur le CdF ePlaneur 2024

Voici au autre lien pour accéder au Soaring Spot du championnat de France ePlaneur 2024

Ce Soaring Spot comporte un onglet Téléchargements qui fournit beaucoup d’informations.

Documents reçus de la FFVP le 19/02/2024

Témoignages sur le Championnat de France ePlaneur

François Estève

Pour mieux connaître François suivre ce lien : Témoignage – François Estève

Témoignage de François

Voici ce que François exprime sur le Championnat de France ePlaneur 2024.

Après quelques séances d’entraînement sur les parcours recommandés par les organisateurs de la compétition, nous attaquons au matin du samedi 20 janvier la première journée des qualifications.

Victor B. et moi sommes dans le même groupe. À l’issue des deux premières manches (sur les trois), nous sommes plutôt bien classés au général de notre groupe. De mémoire Victor est 5ème et je dois être 7ème ou 8ème

Il semblerait que je sois qualifiable pour la finale, mais bon nous ne connaissons pas vraiment les modalités de classement …

La compétition va s’arrêter là pour moi, je ne suis pas inscrit le dimanche et indisponible pour la 3ème manche du samedi soir. Et oui, en planeur virtuel on peut voler la nuit.

Je serai classé 9ème ex-aequo de mon groupe avec un des finalistes. Le décompte précis du score selon les règles internationales lui donnera l’avantage.

J’aurai néanmoins le plaisir de suivre les manches des copains et surtout les courses du championnat de France de la semaine suivante. Quel suspens et quelle tension !

Victor a accroché plusieurs fois les meilleurs et il est en progression. Hubert et Michel s’en sortent plus qu’honorablement pour leur premier championnat.

Nous avons tous appris sur les modalités de la course. Nous avons surtout volé avec des pilotes très expérimentés et/ou très doués.

Force est de constater qu’il y a bien une réelle expertise qui se développe à l’occasion de ces vols. On voit très rapidement quels sont les pilotes qui mènent la danse en termes d’efficacité de pilotage et de vitesse de croisière.

Il me reste un an pour améliorer mes performances !

Pierre-Jean Vincent

Témoignage de Pierre-Jean

Voici mes impressions pour ce CdF

J’ai repris le planeur réel depuis 3 saisons à Limoges, j’ai découvert Condor (et Michel !) à cette occasion. Je fais du virtuel la saison d’hiver essentiellement pour m’entraîner au vol réel, y compris avec XCSoar. Mais aussi pour connaître les Alpes en vue de futurs séjours là-bas, et pour rencontrer les pilotes des autres clubs. Je fais aussi des compétitions réelles, en plaine pour le moment.

Les championnats de France ePlaneur sont très intéressants pour moi car on est proche des conditions réelles de compétition.

L’an dernier, il y avait par exemple des circuits AAT, ce qu’on fait rarement dans nos vols Condor. Cette année, les organisateurs ont choisi une formule grand prix pour que les courses soient plus faciles à suivre.

Les règles de vitesse de départ et altitude d’arrivée, le respect des locaux, l’énergie suffisante pour les passages de col ont bien été surveillés. On ne l’a pas dans nos courses Condor habituelles. C’est bien. Merci aux organisateurs. C’est beaucoup de travail.

Après, les départs régate à 25 planeurs, en termes de sécurité ?!

L’autre point ennuyeux est d’avoir dû sacrifier deux week-ends pour cette compétition. Je connais de (très) bons pilotes n’ont pas pu ou voulu participer pour cette raison.

Les qualifications

Venons-en aux courses. J’ai participé aux deux épreuves de qualification. J’avais subi un « écran bleu » l’an dernier, ce qui m’a rendu prudent. J’étais assez tendu au début. Puis, au bénéfice de la disqualification de certains concurrents, j’étais sûr d’être qualifié à la fin de la journée de samedi.

J’ai fait les autres courses plus détendu, ce qui ne m’a pas empêché de commettre quelques erreurs bêtes. Le col du Lautaret a eu raison de moi lors de la deuxième épreuve du dimanche. Cela s’est terminé sur le champ du Casset…

Le Championnat

Pour le championnat lui-même, la formule grand prix oblige à être agressif. Ici, la régularité ne paie pas. Et beaucoup de pilotes ont un très gros niveau.

J’ai trouvé que la météo était plus « facile » que lors de qualifications. Mais les bons pilotes savent mieux exploiter ces conditions et je me retrouve sans points après deux épreuves. J’ai pourtant le sentiment d’avoir assez bien volé. J’aurais adoré faire ces vols en réel, mais je termine 17eme et 14eme.

A la troisième course, je rentre enfin dans les points, malgré ma précipitation à suivre le rythme des premiers. Ceci m’amène trop bas pour passer directement le col de la Madeleine (celui de La Léchère). Je choisis de faire le détour en suivant toute la chaîne de la Lauzière.

Les deux dernières courses se passent plutôt bien. Je fais mon cheminement sans trop me préoccuper des autres. Il y a malgré tout trop d’erreurs pour espérer être devant. Par exemple quand j’ai assuré tranquillement par Briançon lors de la 4eme course.

Conclusion

Pour conclure, je retrouve dans ces courses les émotions et le rythme des décisions du planeur réel. Et je mesure les progrès à faire.

Enfin, j’ai complètement intégré le simulateur dans ma pratique, avec une alternance saison hiver virtuelle et saison été réelle.

Je mets quelques espoirs pour que Condor3 nous améliore la simulation météo : brises, confluences, vraies rues de nuages en plaine, pluies, bancs d’altos, entrées maritimes…  Ce serait grandiose.

Victor Brugière

Témoignage de Victor

Ayant participé aux sélections du premier championnat de France ePlaneur 2023, je n’avais pas réussi à me qualifier. Raisons : trop faible expérience en vol réel ou virtuel.

Cette année, je me sentais mieux préparé lors des qualifications grâce à ma saison de vol réel 2023. Mais grâce aussi aux différents vols organisés par Michel sur Condor.

J’ai été largement surpris lors des vols de qualification par les vitesses moyennes affolantes des meilleurs participants. Quel délicat équilibre trouver entre la gestion des locaux et la performance ? Ceci m’a valu quelques pénalités !

Le format grand prix est néanmoins vraiment idéal pour apprendre des meilleurs et progresser.

Grâce aux vols de qualification, ma lecture des épreuves et ma capacité de décision en vol ont vraiment évolué. Cela m’a permis de finir deux fois dans le top 9 lors du championnat. Seule une fois a été retenue au final, à cause d’une pénalité qui m’a relégué à la 10e place.

Les autres vols ont bien montré que l’obligation d’être dans le top 9 pour marquer des points, pousse les pilotes dans leurs retranchements. J’en ai fait l’expérience sur 2 vols où je me suis retrouvé contraint de me vacher.

C’était une très belle expérience. J’en retiens les bons moments passés avec mes camarades lors de nos échanges avant et après les épreuves.

L’année prochaine j’espère que François sera de la partie !

Hubert Leturmy

Pour mieux connaître Hubert suivre ce lien : Témoignages – Hubert Leturmy

Témoignage de Hubert

Lors des vols eplaneur organisés par Michel les mardi et vendredi, les conversations abordaient parfois succinctement le sujet championnat de France. Petit à petit, l’oisillon et ses 220 h de vol sort de son nid. Pourquoi pas y participer, ça ne mange pas de pain comme disent les anciens.

Il suffit de s’inscrire et d’avoir une licence FFVP, du coup j’ai rejoint le GVV. De toute façon je vais me lancer aussi dans le « réel » ce printemps. Ceux qui préfèrent le virtuel, qui n’est pas la vraie vie comme d’aucuns le savent déjà, il y a la licence eplaneur. Uniquement 10 €, pas de quoi casser une patte à un caneton.

Après plusieurs entraînements en réseau entre les valeureux futurs compétiteurs, nous voilà d’attaque pour les qualifs. Victor moins souvent pour cause d’activités professionnelles qu’il dit, mais remplacé par Jacques jeune retraité comme nous les trois autres.

Météos et cheminements

Les météos se ressemblent un peu toutes. Vent environ 15 km/h sur les petits reliefs. Plus fort au-dessus, de l’ordre de 20 km/h sur les hauts reliefs. Autrement dit ça chemine bas en bas et ça chemine haut en haut, comme disait j’sais plus qui, un dénommé Lapolisse ou quelque chose comme ça.

Il est donc possible de tailler la route au radada sur les reliefs bien orientés. Voire exploiter les facettes en cas de crêtes réparties n’importe comment comme dans le Diois. Et d’être confortable et rapide sur les plus hauts reliefs. Exemples : la chaine du Piolit ou de la Blanche et plein d’autres que je ne vais pas énumérer. Cela serait un peu long.

Des détours raisonnables pour aller chercher ces cheminements sont donc très rentables, nous en avons bien profité, pour pas cher.

Epreuves de qualification

Contre toute attente, je me sélectionne dès le samedi avec le 2ème vol Barcelonnette / Fayence. Ouverture du compteur avec 4 points. Je n’en reviens pas, persuadé que ce n’était pas à ma portée.

La 2ème journée ne se passe pas trop mal avec le premier vol Versoud / la Motte du Caire. J’arrive 1s après le 5ème lui-même 2s derrière Victor. Une arrivée style escadrille, comme les ennuis disait un ancien président, qui n’est plus de ce monde. Enfin la citation exacte est un peu différente je crois bien. 2 points et fermeture du compteur 2023.

Bref, on se qualifie Victor, Michel, et moi-même pour la finale, sans François. Il avait fait l’impasse sur 4 des 6 vols l’inconscient, ça n’aide pas et c’est bien malheureux !

Objectifs pour le Championnat

Bon, pour la finale mon objectif, réussi pour les 5 vols programmés, était d’arriver au but. C’est beaucoup plus difficile d’être dans les 9 premiers d’un groupe de 25 déjà passé à la moulinette, comparé aux groupes de 14 pas encore bien dégrossi du WE précédent.

Voici les manches, grosso modo sans détailler tous les TP, faut rester simple :

1ère manche

Barcelonnette, Vizille, Lautaret, St Crépin, 181 km, vent SO 16 km/h.
Facile, l’essentiel en cheminement. Après le Lautaret étant 12ème je tente le coup de couper par l’Eychauda à Serre Chevalier. Nicolas Caudrelier vient de le faire : il passe juste et gratte des places au classement. Patatras, il me manque trois fois rien, je ne passe pas. Je le connais bien ce col et ne lui avais jamais rien fait de désagréable avant. Ils sont assez versatiles ces cols dans les montagnes. Fin de la course sous le vent de la station. Au moins 7 places de perdues, mais au but, et 0 points pareil.

2e manche

Vinon, St Auban, ouest Ventoux, Aspres, 165 km, NO 16 km/h
Éreintant, thermiques mous jusqu’à Sisteron, puis cheminement par le nord de Lure. Tout en rase motte de la crête. Ben oui elle n’est pas vraiment orientée au nord-ouest ce qui est bien contrariant. Traversée du Diois dans la diagonale. Content d’arriver en restant à peu près en local des rares terrains.

3e manche

Versoud, Moutiers, Sallanches, Challes, 185 km, NO 14 km/h
Du cheminement avec des itinéraires très différents en fonction des options en basses couches ou sur les hauts reliefs. Victor est longtemps devant dans les points. Mais après Sallanches, sur le retour, la machine s’est déréglée. On assiste à notre regroupement vers le signal de Bisanne. Et on n’est toujours pas dans les points, damned.

4e manche

4ème manche : St Rémy en Maurienne, Lautaret, Barcelonnette, Fayence avec contournement du Mercantour. Il s’agit d’une zone interdite sous peine de pénalités de temps impitoyables. Et Fayence dans l’arrière-pays Cannois, 206 km, vent ouest 15 km/h.

Au départ il y a deux possibilités. Option n°1 faces ouest des aiguilles d’Arves puis Lautaret, ou n°2 le col du Galibier par Valloire puis Lautaret. Victor et Michel choisissent la 2, moi la 1. Résultat, c’est kifkif du pareil au même.

Sauf qu’au passage du Lautaret le serveur m’éjecte définitivement du réseau. Pas grave, j’ai terminé tout seul jusqu’à Fayence, en passant par l’Eychauda et son beau lac glaciaire, ce coup-ci.

Sans lien de cause à effet, Michel oublie de passer dans la colonne virtuelle au Lautaret. Il ne s’agit pas d’un vrai poteau de 10 000 m construit au milieu du col.

Il se paye un demi-tour pour réparer l’erreur. Mais nonobstant rien de grave, il n’aurait perdu qu’une place à ce qu’il paraît.

Toujours sans lien de cause à effet pendant ce temps-là, Victor termine dans les points 5ème. Moi j’arrive tranquille dans un ciel obstinément vide 11ème.

Une coupure internet ne disqualifie pas le pilote. Le vol compte, j’ai été réintégré dans le groupe, il y a quand même une justice dans ce monde. Et Michel dans tout ça ? Eh bien il est arrivé en 16 au lieu de 15 à cause de son oubli malheureux du Lautaret. Il nous en aura fait voir ce col.

5e et dernière manche, la plus baroque

Départ Fayence arrière-pays de Fréjus pour ceux qui ne connaissent pas Cannes. Puis nord lac de Ste Croix, Seyne les alpes, Serres vers Aspres, Saint-Auban. 196 km et pour changer vent ouest 15 km/h.

En plus un espace aérien collé en travers du début du parcours. Le camp militaire de Canjuers me semble-t-il, à ne surtout pas pénétrer, sinon c’est la tôle direct.

Le départ

Alors là on a fait fort, Victor part comme une fusée. Michel et moi, à peine partis, on se retrouve en perdition vers les colinettes de l’arrière-pays Toulonnais, sous un thermique évanescent. On l’a raté de peu, mais on l’a raté.

Du coup après quelques errements je remonte quand même. La patience paie, dans un boulet de canon qu’on sait pas d’où il sort. J’ai pensé à un truc nucléaire de l’époque soviétique. Mais bon c’est pas ça d’après les locaux de l’arrière pays de St Raphaël.

Michel pense à se poser à Fayence mais finit par sortir avec un thermique mou mais plus éloigné des colinettes. Et nous voilà partis à rejoindre une grappe super bas au radada des vrais reliefs naissants.

Il n’y a pas de face ouest dans ce coin rempli de canyons étroits avec le verdon au fond. La situation devient cornélienne, nous on n’est pas de Marseille, on ne connaît pas le coin.

Difficultés

Finalement Victor prend un coup de sang et va se poser en pénétrant copieusement l’espace aérien susnommé. Heureusement il n’est pas allé en prison.

Michel frôle la légalité vélivole en forçant le passage aux limites du hors local comme dit l’organisation. Ce qui n’est pas complètement autorisé. Mais bon ils n’ont rien dit. Moi je trouve une mini facette ouest que j’astique patiemment pour sortir de ce trou à rat.

Phase finale

Ensuite plus au nord la routine normale de chez nous. La crête de Moustiers-Sainte-Marie est orientée plein ouest, c’est très reposant. Puis Montagne de Coupe, ensuite Carton et 3 Evêchés. Quand je passe Seyne, rebelote le serveur ne veut plus de moi. Me revoilà tout seul pour rejoindre tout droit Serre. J’arrive au but après avoir enroulé deux thermique normaux, dans la morne plaine de Laragne.

Conclusion

Voilà l’histoire des 4 aventuriers des airs. A l’évidence cette compétition nous a fait beaucoup progresser. L’année prochaine le but pour moi sera de ne pas faire zéro à la finale, pour Michel aussi je présume.
Pour ça il suffit d’arriver au moins 9ème sur 25, à une seule manche, nous n’en étions pas si loin. Michel est arrivé 12ème à la première, et moi 11ème à la 4ème course. Quant à Victor et François, on ne s’inquiète pas pour eux !

Michel Rouleau

Pour mieux connaître Michel, suivre ce lien : À propos de l’auteur et de son parcours ePlaneur

Témoignage de Michel

J’ai découvert la compétition en planeur virtuel progressivement par étapes.

Objectifs personnels

  • Vivre une compétition de haut niveau
  • Comprendre comment s’organise un tel Championnat de France ePlaneur
  • En retenir les meilleures pratiques pour nos vols en réseau

Il n’y avait pas d’enjeu, car mon temps se consacre principalement à aider les autres. Mes vols se limitent à ceux organisés en réseau ou nécessaires à les préparer et les tester.

Voici un tableau pour s’en rendre compte.

AnnéeNombre d’heures de volNombre de km parcourus
202010812 300
202120528 300
202211213 900
202310215 800
Vols déclarés sur le Condor Club, un système proche de celui de la Net Coupe pour les vols réels.

À titre de comparaison, les meilleurs ePilotes passent énormément plus de temps à voler en virtuel. Je n’ai donc aucune prétention par manque d’entrainement.

Par contre Pierre-Jean et Victor ont certainement d’autres ambitions.

Sans vraiment y croire, je me qualifie miraculeusement pour participer au Championnat de France ePlaneur 2024.

Résultats de la compétition

N’ayant pas réussi certaines épreuves de la qualification, je me fixe comme nouvel objectif de terminer chaque vol du championnat.

  • 3 vols le 27 janvier : classement par épreuve 12e, 15e et 13e sur 25 participants.
    • C’est honorable, mais zéro points chaque fois.
  • 2 vols le 28 janvier : classement par épreuve 16e et 19e toujours sur 25 ePilotes.
    • À la 4e épreuve, après avoir raté un point de virage, je n’en prend conscience que 10 km plus loin !!!!
      • Faire demi-tour pour passer cette balise m’oblige à concéder plus de 5 minutes.
    • A la 5e épreuve, un très mauvais départ faillit se terminer sur le terrain du décollage !
      • Rattrapé de justesse par un thermique, le circuit a pu se finaliser.

A l’issue des 5 vols, mon objectif est atteint. Tous les vols sont bouclés, mais le classement final reste modeste. Je dois davantage m’entrainer. Il faudrait voler au moins 200 heures par an, soit environ 4h par semaine.

Objectif difficile à atteindre, l’année 2024 est chargée, car je me suis engagé à :

  • poursuivre le développement de la scène la scène FrSW
    • pour la mettre sur le Condor Club
  • développer une activité ePlaneur dans les clubs
    • des Planeurs du Velay,
    • et Colibri à l’île de la Réunion en distanciel.

Ressenti

L’organisation des Qualifications et celle du Championnat est remarquable. Participer à un tel évènement est une belle expérience, enrichissante et très formatrice. Merci à l’équipe FFVP.

Je reçois très positivement le martellement voler en virtuel comme en réel avec les pénalités associées. Cela renforce ma conviction, maintes fois exprimée dans nos vols en réseau. Mais le travail pour détecter, analyser et décider des pénalités à appliquer est colossal.

L’équipe de Grenoble qui s’est soudée à celle d’Issoire pour préparer cette compétition augure indéniablement du positif pour le futur. Merci aux participants, mais aussi à Jean-Marc, François et Jacques qui nous ont fortement soutenus.

Espérons que cette aventure permettra d’organiser une compétition ePlaneur régionale !

Autres commentaires

J’ai sollicité Jacques

Cet article sera probablement complété ultérieurement.

Michel

Logo ePlaneur de fin de page souhaitant au lecteur de "Bons vols avec Condor"